Heure d’hiver, quels effets sur notre sommeil ?
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Le changement d’heure d’octobre aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures, et la nuit comptera donc une heure de plus. Ce cadeau apparent n’empêche pas certaines personnes de se sentir fatiguées ou décalées les jours suivants. Votre centre du sommeil à Cannes propose des conseils concrets pour comprendre ce qui se passe dans votre organisme et retrouver rapidement un sommeil régulier.

Le 25 octobre 2026, date du passage à l’heure d’hiver
Cette année, le passage à l’heure d’hiver a lieu le dimanche 25 octobre, à 3 heures du matin, qui deviennent 2 heures.
L’heure d’hiver est-elle meilleure pour le sommeil ?
Oui, c’est l’avis de la grande majorité de la communauté scientifique, car elle offre davantage de lumière au réveil.
Le matin, votre organisme a besoin d’une dose importante de lumière pour démarrer la journée et synchroniser son rythme circadien. Avec l’heure d’hiver, le jour se lève plus tôt sur nos montres. L’Inserm donne un exemple parlant : le 21 décembre, jour le plus court de l’année, le soleil se lève à Paris à 8 h 41 à l’heure d’hiver, contre 9 h 41 si l’heure d’été était conservée toute l’année. Un lever du jour aussi tardif priverait le corps de cette lumière matinale, avec un impact néfaste sur la santé.
L’horloge biologique, un mécanisme réglé par la lumière
Votre horloge biologique se trouve dans le cerveau et se remet à l’heure chaque jour, principalement grâce à la lumière.
Cette horloge principale est logée dans le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus. Elle orchestre le rythme circadien, c’est-à-dire les variations sur environ 24 heures du sommeil, de la vigilance, de la température corporelle, de la pression artérielle ou encore de la sécrétion de certaines hormones.
Ce rythme est produit par l’organisme lui-même et ne dure pas exactement 24 heures. Les travaux présentés par Sorbonne Université montrent qu’il varie de 23 h 30 à 24 h 30 selon les individus. Il doit donc être recalé en permanence par des synchroniseurs externes. Le plus puissant est la lumière, mais les repas, le travail ou le sport jouent aussi ce rôle.
Pourquoi l’heure d’hiver peut-elle quand même fatiguer ?
Parce que l’heure légale change d’un coup, alors que votre horloge biologique a besoin de quelques jours pour se recaler.
Le changement d’heure crée un décalage temporaire entre l’heure de vos activités et l’heure biologique de votre corps. La littérature scientifique, synthétisée par l’Inserm, associe ce décalage à des troubles du sommeil et de la vigilance, à de l’irritabilité, à des troubles de l’attention ou encore à des difficultés de mémorisation.
Un passage mieux toléré qu’au printemps
Les chercheurs Inserm Claude Gronfier, président de la Société française de chronobiologie, et Armelle Rancillac estiment que le passage à l’heure d’hiver est plus facile à gérer que celui de mars. On ne perd pas d’heure de sommeil, et il est généralement plus simple de reculer son horloge biologique que de l’avancer.
Une fatigue saisonnière qui peut s’accentuer
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche souligne toutefois que le passage à l’heure d’hiver peut accentuer la fatigue saisonnière, liée à la baisse de la luminosité et au raccourcissement des journées. Même ici, sur la Côte d’Azur, la tombée de la nuit en fin d’après-midi se fait vite sentir.
Une dette de sommeil déjà bien présente
Ce décalage s’ajoute souvent à un manque de sommeil chronique. La dette de sommeil des Français est estimée entre 30 et 90 minutes par jour selon les études, et à 60 minutes d’après le baromètre 2022 de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), des chiffres relayés par l’Inserm.
Les profils les plus sensibles au changement d’heure
Les jeunes enfants, les personnes âgées, les adolescents, les travailleurs de nuit et les personnes souffrant d’un trouble du sommeil s’adaptent plus difficilement.
Ces profils ont plus de risques de ressentir des effets négatifs et mettent plus de temps à s’habituer au nouvel horaire. Chez les adolescents, la puberté décale naturellement l’endormissement vers le soir. Les travailleurs de nuit ont déjà un rythme contraint, et les personnes atteintes d’insomnie ou d’apnée du sommeil partent avec un sommeil fragilisé. Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations, soyez particulièrement attentif aux conseils qui suivent.
Comment bien vivre le passage à l’heure d’hiver ?
En vous appuyant sur la lumière du jour et sur des horaires réguliers, qui aident votre horloge biologique à se recaler.
Voici les gestes que nous vous recommandons, issus des conseils de chronobiologie :
Exposez-vous à la lumière naturelle le matin, principal synchroniseur de l’horloge. Une promenade matinale au soleil est idéale.
Gardez des horaires de lever et de repas réguliers, qui servent aussi de repères à l’organisme.
Ne cherchez pas à vous endormir à la demande : il est difficile de forcer le sommeil, mieux vaut vous coucher quand la fatigue arrive.
Pratiquez une activité physique en journée pour soutenir votre vigilance, en évitant le sport en soirée.
Limitez ce qui prolonge l’éveil le soir : lumière des écrans, café en fin de journée.
Évitez les grasses matinées et les siestes pendant la période d’adaptation.
Quelques jours pour retrouver son équilibre
L’adaptation au changement d’heure dure généralement de un jour à une semaine.
Ce délai varie d’une personne à l’autre et peut atteindre, pour certains, quelques semaines. Si vos difficultés persistent bien au-delà, le changement d’heure n’est sans doute qu’un révélateur d’un trouble plus installé.
Quand consulter un spécialiste du sommeil ?
Lorsque vos troubles durent, se répètent ou retentissent sur vos journées.
Des difficultés d’endormissement fréquentes, des réveils nocturnes répétés ou une fatigue persistante malgré un temps de sommeil suffisant peuvent signaler une insomnie à Cannes qui mérite d’être évaluée. Des ronflements forts, des pauses respiratoires remarquées par un proche, des maux de tête au réveil ou une somnolence excessive en journée peuvent évoquer une apnée du sommeil.
Dans notre cabinet de la rue d’Antibes, notre médecin pneumologue spécialisé dans le sommeil prend le temps d’analyser vos symptômes. Si besoin, il vous oriente vers un examen du sommeil adapté, comme la polygraphie ventilatoire réalisée chez vous ou la polysomnographie. Si l’heure d’hiver s’accompagne de nuits difficiles qui s’installent, un simple appel suffit pour prendre rendez-vous.




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